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Parti sur un coup de tête à Lisbonne pour élucider le mystère d'une voix disparue de la méthode « Apprendre le portugais en s'amusant », Jean-Yves Loude nous balade dans la ville, sur les traces de la présence noire au Portugal, que l'Histoire officielle n'a su traiter qu'avec l'embarras d'une mauvaise conscience… De jeux de pistes en rendez-vous manqués, on arpente la ville, dans la quête d'une chose ténue et qui s'estompe, comme dans les brumes du Tage.
Olivier
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J'ai vraiment plongé dans cette Espagne particulière, grâce au vocabulaire, aux lois édictées à l'époque, aux affaires de familles et de secrets, de trahisons et de délations, aux descriptions généreuses et très travaillées sans pour autant nous perdre. le mélange entre les Américains opulents touristes à l'Hôtel, les Espagnols qui suivent Franco et ceux qui l'ont rejeté ou qui vivent dans la misère. 

Hommage à toutes ces femmes qui ont vu le pire et ont dû garder la bouche fermée pour ne pas connaître un sort plus définitif. Hôtel Castellana, c’est au final un roman sur le silence. Celui qu’on se force à garder parce qu’on craint pour sa vie, pour celle de ses proches. Celui qui nous ronge peu à peu et nous empêche de nouer des liens parce qu’il y a trop de non-dits, parce que l’autre ne peut pas comprendre .

Valérie

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Ce roman, magnifique, c'est un appel à mordre la vie à pleine dents, à mettre des paillettes et des éclats de bonheur partout, à oser et se lancer quel que soit le chemin, parce que comme le montre Rosa, le voyage que chacun entreprend mérite d'être vécu totalement.

Un récit qui met joliment les femmes, leur volonté et leurs envies d'épanouissement en avant dans une époque où il fallait oser prendre sa place.

Valérie et Eliane

Et vous ?...

Le feu. Des radiations ont ravagé la terre. Le monde n'est plus ce qu'il était. Les survivants doivent apprendre à vivre sur cette Terre où le Soleil n'existe plus, les oiseaux ne chantent plus...
C'est à travers l'histoire de Corentin, un jeune homme en fin d'année universitaire que nous découvrons le monde d'avant, -avec le Soleil-, la bière, l'amour, les rêves. Et le monde d'après, -sans le Soleil-, le ciel toujours couvert d'un nuage gris, silencieux où règnent la faim, le meurtre, le viol et le vol.
Sandrine Collette, de sa plume trempée dans la sécheresse des bois calcinés, les Forêts, enveloppée de cet amour de la terre dont on devine l'enracinement en elle, décrit, avec beaucoup de pudeur, la désolation de la terre comme la déshumanisation des êtres humains. Cependant, quand la Nature s'égaie de nouveau, de sa plume jaillit, comme une peinture, des mots par touches, l'air de rien qui nous ramène à la Vie. A la Vie, oui, cette Vie qu'il faut arracher, à même, l'inceste. 
Un très beau roman. Dur mais beau.

Dans le huis clos familial, Telly et Sharlah sont maltraités par la violence d'un père alcoolique. Jusqu'au jour où Telly, 9 ans, tue son père pour protéger sa petite soeur.
Des années plus tard, un massacre est commis dans une station service, et tout accuse Telly...
Une intrigue bien ficelée, où la force de l'amour fraternel est disséquée, avec beaucoup de finesse et de pudeur, par Lisa Gardner. Une enquête palpitante, des rebondissements à point nommés, malgré quelques longueurs.